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 5 TRAVAIL SOCIAL

 

HONTE

 

PSYCHANALYSE - SOCIOLOGIE

 

GESTALT

 

 

 

Si je ne m’occupe pas de moi, qui d’autre le fera pour moi ?
Si je m’occupe que de moi, qu’est-ce que je suis ?
Si je ne le fait pas maintenant, alors quand ?

Rabbi  HILLEL

 

 Vincent De Gauléjac m’a beaucoup questionné par ce qu’il écrit quand il dénonce le risque de « psychologisation » comme une dérive du travail social.

       « La demande d’aide est toujours commandée par une nécessité. Et si certains
s’installent dans l’assistance, c’est à la suite d’un long processus de désinsertion sociale et de mise en dépendance. « C’est le fait même d’être aidé ou assisté qui assigne les “pauvres” à une carrière spécifique, altère leur identité préalable et devient un “stigmate” marquant l’ensemble de leur rapports avec autrui »
(S. Paugam, 1991).

       Cette altération de l’identité provient, selon nous, principalement du décalage entre la nature des problèmes qu’ils vivent et du type de réponses qu’on leur offre. Par exemple, lorsqu’à une demande d’aide concrète et matérielle (de logement, de ressources, de formation, d’emploi...) on répond par une offre de soutient abstrait et psychologique. Très souvent la demande débouche sur un entretien centré sur les problèmes familiaux et personnels du demandeur. L’individu est sollicité à parler de lui, comme s’il allait trouver ainsi, à l’intérieur de lui, les ressources qui lui manquent et les solution à ses problèmes. En lui proposant de traiter de cette façon la difficulté objective et le problème matériel auquel il est confronté, on lui signifie que c’est d’abord un problème personnel qui tient à son fonctionnement psychologique et qu’il est nécessaire de comprendre (d’accepter ?) ce qui ne va pas en lui. Ce déplacement de l’externe à l’interne, du social au psychique, de l’objectif au subjectif, est une des causes de l’intériorisation d’une image négative. La pauvreté n’est plus un problème économique, mais une tare personnelle; l’absence de logement n’est plus une question politique, mais une carence individuelle; le chômage n’est plus causé par un déficit d’emploi, mais par une inadaptation ou une incompétence du travailleur, etc. La résolution de ces problèmes nécessite donc un travail sur ceux qui les vivent. Ce sont eux qui doivent changer, s’adapter, s’amender et se rééduquer. l’assistance ne porte alors plus principalement sur les distributions de ressources, sur l’aide pour trouver un logement, un emploi, une formation... elle porte sur l’individu, sur son histoire personnelle, sur le vécu de sa situation. le
« parler de soi » devient l’outil essentiel de la pratique du travail social comme si le fait de produire un récit sur son existence pouvait donner un sens aux difficultés que l’assisté rencontre et permettre leur résolution.
       Tout ce passe comme si on voulait faire « payer » à l’assisté l’aide qu’il demande. Mais faute de ressources monétaires, à l’inverse du client dans des relations commerciales, on lui demande de «payer de sa personne» de donner une contrepartie psychologique au soutien qui lui est accordé.
       La violence symbolique est dans ce déplacement et dans ce qu’il produit. C’est alors l’assisté qui est désigné comme responsable des problèmes qu’il rencontre, puisque c’est en lui, dans son histoire personnelle, que l’on cherche la solution. Ses difficultés sont interprétées comme la conséquence de ses incapacités, de ses conduites d’échec, de ses problèmes psychologiques.
        L’invalidation dont il est l’objet, c’est lui qui la produit. La stigmatisation n’est plus la conséquence d’un effet de pouvoir et d’exclusion, elle est l’expression de l’incapacité de l’assisté à s’adapter à la société, de sa mauvaise volonté à s’amender, à changer son existence, à vivre comme tout le monde. Les difficultés qu’il rencontre ne sont plus la conséquence de problèmes économiques ou sociaux, mais l’expression d’une mauvaise volonté ou d’un mauvais fonctionnement psychologique, fonctionnement qui devient l’élément explicatif des malheurs qu’il peut vivre. L’individu devient la cause essentielle de son malheur, c’est lui qui doit changer, c’est lui qui doit porter l’essentiel de l’action, c’est à cause de lui que les choses vont mal. La problématique de l’assistance se déplace du social au psychologique. Il s’agit mois de distribuer des allocations, de trouver des logements, des emplois, des ressources... que d’obtenir de l’assisté qu’il devienne autonome. Injonction totalement paradoxale dont il ne peut sortir qu’à condition de renoncer à l’aide matérielle dont il a besoin. » (DE GAULEJAC V., Les sources de la honte, Desclée de Brouwer, Paris, 1996, pages 116 et 117)

       Ce texte, que j’ai désiré reproduire dans son intégralité, m’a profondément touché car il questionne ma pratique personnelle de l’exercice du travail social auprès de personnes habitées par la honte.
       Cette description d’une manière d’exercer le travail social existe, je le rencontre trop souvent et il me révolte profondément. Cette pratique, pour simplifier est à mon sens le fruit des inhibitions du travailleur social qui ne peut dans la relation d’aide, entendre la souffrance des personnes qui le sollicitent.
       L’histoire de ma pratique me semble importante, car elle permet de comprendre le cheminement que j’ai effectué pour être aujourd’hui convaincu que la Gestalt est particulièrement bien adaptée pour l’accompagnement des personnes qui éprouvent la honte.
       Les premières années d’exercice de ma profession ont été essentiellement basées sur l’importance que je donnais à la réponse qu’il me fallait trouver, dans les différents dispositifs sociaux, pour répondre efficacement à la demande qui m’était formulée.  
       Bien sur, durant toutes ces années, j’ai donné des réponses à des demandes concrètes qui ont résolu des difficultés, mais combien, je me suis senti démuni devant mes nombreux échecs. Des réponses, pourtant efficaces et adaptées n’empêchaient pas les processus de désinsertion et ne réduisaient en rien la souffrance de ceux qui faisaient l’objet de toute mon attention.
       Je constatais amèrement que toutes les réponses, mêmes ajustées, dans le champ social, ne répondaient pas à mon souci de soulager la souffrance de ceux qui me sollicitaient. Il me sollicitaient à nouveau, m’exprimaient leur souffrance, après avoir systématiquement mis en échec les “plus belles ” solutions sociales.

       Aujourd’hui, après avoir effectué une formation en psychothérapie par la Gestalt, mes difficultés professionnelles sont d’un tout autre ordre.

       Ma pratique professionnelle du travail social est très marquée, influencée par mon parcours “en Gestalt ” et aujourd’hui, bien souvent, je suis à même d’accompagner ponctuellement des personnes qui ont intériorisé la honte. Le cadre de mes fonctions me permet de réaliser un accompagnement court (quelques entretiens) et ne peut être assimilé à un travail psychothérapeutique. Néanmoins, il suffit fréquemment pour mettre à jour des processus et permettre d’expérimenter des ajustements créateurs qui rendent possible la traversée de difficultés très importantes (j’accompagne, en effet, des personnes menacées d’expulsion de leur logement).
       Je ne considère plus du tout que les réponses aux demandes d’aide qui me sont formulées, demeurent essentiellement dans l’offre de moyens que la société doit mettre à leur disposition, mais que ces demandes concernent un champ plus vaste où l’intéressé a toute sa place.
       Comment, ici et maintenant, dans ce champ, organisme-environnement, il peut mettre en oeuvre un ajustement créateur.

       Les nouvelles difficultés que j’ai rencontrées professionnellement se situent à nouveau autour de ma pratique et de l’accompagnement de ceux qui ont intériorisé la honte.
       En effet, après un accompagnement qui a permis la traversée d’une difficulté importante, mais aussi la prise de contact avec la honte intériorisée à travers les processus qui ont été mis à jour, des personnes m’ont exprimé le souhait d’entamer un parcours psychothérapeutique.
       Compte tenu de l’offre existante dans mon environnement professionnel, j’ai orienté ces personnes vers des professionnels qui pratiquent la psychothérapie et qui disposent d’une formation essentiellement psychanalytique.
       C’est ainsi que j’ai été à nouveau confronté à de nombreux échecs (sauf pour
l’expérience que j’ai eu avec un psychothérapeute qui est très attentif à l’importance de
l’histoire sociale des personnes qu’il accompagne, et qui la prend pleinement en compte).
        Les échecs que j’ai rencontrés en orientant des personnes impliquées et motivées pour entreprendre une psychothérapie, m’amènent à mieux comprendre en quoi mon accompagnement, même extrêmement limité, était plus ajusté que celui offert par des psychothérapeutes d’orientation psychanalytique.

        Mon expérience me permet de constater comment la honte est toujours réactualisée dans le processus de contact que le sujet met en oeuvre, ici et maintenant, à la frontière contact, organisme-environnement, et dans un champ vaste et complexe où le sujet est présent.

        La psychanalyse prend en compte ce qui appartient à l’interne.

        La sociologie prend en compte ce qui appartient à l’externe.

        La Gestalt prend en compte le processus de contact, à la frontière contact, organisme-environnement, et dans un champ complexe où l’interne et l’externe sont présents.


      La psychanalyse ne peut approcher les processus de la honte dans leur globalité, essentiellement parce que, pour les psychanalystes, le réel se réduit aux représentations qu’il prend dans le psychisme individuel. La réalité sociale du phénomène de honte, l’explication, l’analyse, l’influence des situations sociales ne peuvent donc être prises en considération. Tout conflit est analysé comme symptôme de conflits plus profonds, inconscients, intrapsychiques.

       Serge Tisseron exprime clairement les difficultés que rencontrent les psychanalystes pour accompagner les personnes habitées par la honte:
       « Les psychanalystes ont  malheureusement été très longtemps d’excellents alliés “objectifs” des pères incestueux. Pas directement, bien sûr, mais en se faisant les adeptes officiels d’une théorie qui mettait sur le même plan la réalité “vécue” et la réalité “fantasmée”. En prônant que seul importait le jeu des fantasmes, la plus part des psychanalystes ont contribué à retarder le moment où la réalité de l’inceste et de la pédophilie à pu être enfin débattue. Ils ont également empêché que la honte “qui tue” puisse devenir une honte “qui sauve”.
       Souhaitons que la honte que les psychanalystes devrait légitimement en éprouver - au moins les meilleurs d’entre eux - soit le signal d’alarme salutaire qui leur permette de penser différemment le rapport de la réalité psychique et de la réalité sociale. Mais s’agissant de la prise en charge de la honte, ajoutons que la théorie psychanalytique souffre malheureusement aussi de carences techniques. la traditionnelle attitude de “neutralité bienveillante” du psychothérapeute est notamment une catastrophe avec les patients enclins à la honte. Ils se demandent ce qu’ils ont fait ou dit pour que leur psychanalyste leur manifeste un tel retrait émotionnel ! Les patients qui ont été confrontés, enfants, à la distance et à la froideur de leurs parents peuvent même voir dans cette attitude la confirmation du peu d’intérêt de ce qu’il disent et éprouvent. Leur expérience de ce qui est bien improprement appelé “neutralité analytique” alimente en fait leur vision négative
d’eux-mêmes. »
 (TISSERON S., Du bon usage de la honte, Ramsay, Paris, 1998)


       Nous pouvons donc constater comment une pratique de la psychanalyse (« la neutralité bienveillante ») peut renforcer le processus de dévalorisation du sujet honteux, mais aussi comment le sujet risque de se vivre comme seul responsable de ce qui lui arrive.
       La réalité de ce qu’il a vécu n’ayant pas de place ni de sens dans la cure analytique. Le sujet, déjà responsable de ses souffrances parce qu’il ne vaut rien se retrouve encore plus en difficulté: il ne vaut rien et il est seul responsable de sa souffrance.


       L’approche sociologique de la honte amène à considérer que ce sont les conditions sociales et matérielles du sujet qui déterminent le vécu et ne peut pas entendre que
l’individu puisse également être responsable de son vécu.
       La prise en compte, la connaissance, l’analyse des conditions d’existence et la proposition de solutions matérielles devraient suffire pour permettre le changement, la résolution des difficultés de l’individu.
       Cette approche met en exergue la responsabilité externe au sujet: familiale, sociale, politique, économique... mais fait l’impasse sur ce qui est de sa souffrance psychique et des processus d’ajustements conservateurs qu’il a mis en place au cours de son développement.
       Cette orientation risque de renforcer les processus d’adaptation au vécu de la honte. La souffrance du sujet peut s’extérioriser par la rage, la colère, la révolte contre toutes les humiliation qu’il rencontre dans son environnement. Mais cette approche risque
d’empêcher, de masquer les voies de dégagement, l’externe est seul responsable de sa souffrance. La honte intériorisée reste indicible et la souffrance personnelle aussi, les ajustements conservateurs demeurent.


       L’approche de Vincent de Gaulejac, qui permet de prendre en compte la globalité des phénomènes rencontrés dans le sentiment de honte, est basée sur la complémentarité de différentes approches et en particulier des approches sociologique et psychanalytique.

 

       Vincent de gauléjac fait le constat: « Les conflits somatiques, psychosomatiques, psychiques, relationnels, culturels, économiques, politiques, sociaux... obéissent à des lois qui leur sont propres, même si pour l’individu qui s’y trouve confronté, ces découpages restent formels. C’est la personne dans ces différentes composantes qui est touchée par un conflit sans qu’elle puisse facilement identifier les causes et les effets, en différencier les différents éléments. Chacun de ces éléments ne peut être appréhendé que par une “construction” scientifique particulière, mais chacune de ces constructions doit être déconstruite pour repérer les liaisons qui existent entre-eux. »

       « Chaque entrée détermine une problématique, une spécificité dans le travail de l’objet, dans les choix conceptuels et dans les options méthodologiques. Elle induit une démarche de recherche à l’intérieure de laquelle un approfondissement est toujours possible. Le problème se pose alors de situer le point à partir duquel cette logique n’est plus opérante par rapport aux objectifs de connaissance. En d’autres termes, il est difficile de déterminer, lorsque la théorie ne permet pas d’appréhender un phénomène, si cela tient à l’insuffisance de l’approfondissement ou si cela tient aux limites de la théorie elle-même. »

       « Le fait de prendre plusieurs entrées risque d’aboutir à une juxtaposition d’approche qui ont chacune leur logique propre et leur pertinence, donnant une vision fragmentée et non articulée du phénomène étudié. »

       « Au niveau théorique, il s’agit d’approfondir la réflexion sur une théorie de l’articulation qui tienne compte de la nature différente des processus sociaux et des processus psychiques, tout en essayant de saisir la façon dont ils interagissent. La psychologie sociale et la psychosociologie se sont trop souvent cantonnées à construire des objets à la marge des disciplines dont elles sont issues. Elle n’acquièreront une connaissance scientifique que dans la mesure où elles sauront systématiser la dimension sociologique des processus psychologiques et la dimension psychologique des phénomènes sociaux. »  (DE GAULEJAC V., La névrose de classe, Hommes et Groupes, Paris, 1987)


       La difficulté de cette approche se situe au niveau de la méthodologie, car cette approche n’est pas d’essence unitaire et considère donc qu’il est essentiel de trouver des processus d’articulation entre les différents facteurs interdépendants qui entrent en jeu.

       Cette difficulté me semble particulièrement importante parce que, un des éléments essentiels du sentiment de honte, est qu’il renvoie au déchirement. Le déchirement est  produit des contradictions auxquelles le sujet peut très difficilement trouver de médiation. Le conflit rencontré se situe d’ailleurs entre l’interne et l’externe (la honte est essentiellement un affect social), entre ce que le sujet désire être et la réalité de ce qu’il vit dans son environnement.   


       La Gestalt par son approche processuelle dans le présent de la globalité du phénomène vécu amène à l’unité.
       Ce n’est pas l’interne ou l’externe qui sont sources de la souffrance, mais le processus actuel que le sujet vit à la frontière contact, organisme-environnement, dans un champ complexe où l’interne et l’externe sont présents.
       La gestalt met l’accent sur la personne considérée comme une totalité, intégrée à son environnement physique, social et agissante sur cet environnement. Elle considère que l’individu n’est ainsi jamais seul porteur d’une souffrance, mais que cette souffrance est vécue dans un type particulier de rapport avec autrui.
       La gestalt se trouve ainsi au coeur de toutes les dimension de l’homme (Physique, affective, rationnelle, sociale, spirituelle), elle les prend toutes en compte, ainsi que les contraintes existentielles (la finitude, la solitude, la perfection, la responsabilité, l’absurde) qui le confrontent à ses limites, mais aussi aux limites de l’environnement dans lequel il évolue. Mais elle n’appréhende pas l’homme dans ses limites et ses déterminismes, elle cherche à accroître son champ de liberté et son pouvoir de décision.

       Le praticien en Gestalt est présent dans la relation, il est engagé comme le sont deux partenaires dans une relation duelle et de sympathie authentique. Il est centré sur la personne, mais aussi sur lui-même, il accueille les émotions et favorise ainsi le développement de l’awareness (la conscience implicite et immédiate dans le champ), il s’avère actif, mais n’est pas pour autant directif.
       En ce qui concerne le sentiment de honte, et la multiplicité des éléments qui le constitue; l’attention au processus développé dans le contact, ici présent, avec le thérapeute et le souci de développer l’awareness favorisent l’émergence d’une figure qui permet de donner sens à l’expérience vécu. Cette démarche permet à la personne non de recontacter les faits, le traumatisme originel, mais la manière dont ils s’actualisent aujourd’hui.
       Cette expérience de prise de conscience globale d’un cycle de contact où l’ailleurs était ici-présent (les éléments “traumatisants”), permet l’intégration de ce qui est aujourd’hui de notre être au monde et ouvre sur la possibilité d’expérimenter un nouvel ajustement créateur (débarrassé de cet ailleurs devenu non opportun).
  
       La responsabilité, une des contraintes existentielles, est essentielle et fondatrice en Gestalt. Elle correspond à une vision humaniste de l’Homme qui est exprimée très clairement par
J.P. SARTRE: «L’important n’est pas ce qu’on a fait de l’homme, mais ce qu’il fait de ce qu’on a fait de lui. ».
       Le sujet honteux se sentant éminemment responsable de ce qui lui arrive, peut être accompagné vers une autre responsabilité: responsabilité de ce qu’il éprouve ici et maintenant, et dans tous ses composants, affect, émotion, sentiment.
       Ce nouveau type de responsabilité permet de développer progressivement l’awareness (conscience implicite et immédiate dans le champs) du sujet.

       L’utilisation de l’awareness, lors du renouvellement des ajustements conservateurs, est une ouverture vers la prise de conscience de la complexité du processus mis en oeuvre dans l’ici et maintenant, mais aussi vers l’identification progressive du besoin, du désir.

       L’awareness permet d’entrer en contact avec l’énergie immobilisée ici présentement. La stimulation de l’imaginaire, comme voie de résolution du dilemme rencontré, permet d’utiliser cette énergie de manière créative, dans de nouveau ajustements à expérimenter.

       La pratique de la Gestalt en groupe est également particulièrement bien adaptée, car la honte est un sentiment éminemment social, et que cette forme particulière d’utilisation de la Gestalt offre un espace transitionnel entre le psychique et le social.

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